Saint Ivo de Chartres CE

(Yvo de Chartres; Yves de Chartres)

Un des évêques les plus remarquables de la France au moment de la Cérémonie d'investiture se bat et le canoniste le plus important avant Gratian dans l'Occident, né d'une famille noble environ 1040; mort en 1116. Du quartier de Beauvais, son pays natal, il est allé pour ses études d'abord à Paris et de là à l'Abbaye d'Abeille à Normandie, en même temps comme Anselm de Cantorbéry, pour assister aux conférences données par Lanfranc. Environ 1080 il est devenu, au désir de son évêque, préalable des canons de Rue-Quentin à Beauvais. Il était alors un des meilleurs enseignants en France et s'est si préparé pour infuser une nouvelle vie dans les écoles célèbres de Chartres, de laquelle ville il a été nommé l'évêque dans 1090, son prédécesseur, Geoffroy, ayant été déposé pour simony. Son gouvernement épiscopal, au début opposé par les locataires de Geoffroy, a varié pour la durée de vingt-cinq ans. Aucun homme, peut-être, n'est mieux décrit dans son écriture qu'est Ivo dans ses lettres et sermons; dans tous les deux il apparaît comme un homme toujours fidèle à ses devoirs, à l'âme noble, pleins de zèle et piété, son dans ses jugements, un juriste vif, franc, en se souciant des droits d'autres, consacrés à la papauté et à son pays, en désapprouvant en même temps ouvertement ce qu'il a considéré mal. Cela explique pourquoi il était quelquefois cité comme un patron de Libertés Gallican et considéré par Flaccus Illyricus comme un des “témoins à la vérité” dans son “Catalogus”. Très souvent on a consulté Ivo sur les affaires théologiques, liturgiques, politiques et surtout canoniques. De sa vie est connu un peu plus qu'il peut être cueilli de ses lettres. Comme l'évêque il s'est opposé fortement à Philip le Premier, qui a voulu à désert Bertha, sa femme légitime et mariez-vous avec Bertrade d'Anjou dans 1092; son opposition l'a gagné une cellule de prison. Dans la lutte de Cérémonie d'investiture faisant rage alors en France et surtout en Allemagne, Ivo a représenté le parti modéré. Bien qu'il soit mort trop tôt pour être témoin du triomphe final de ses idées avec le Concordat de Vers en 1122, on peut dire que ses tentatives et ses doctrines ont ouvert la voie à un accord satisfaisant pour les deux côtés. Ses vues sur le sujet sont complètement exprimées dans plusieurs de ses lettres, surtout ceux des années 1099, 1106 et 1111; ces lettres ont encore de l'intérêt quant à la question du rapport entre l'église et l'État, l'efficacité de sacrements administrés par les hérétiques, le péché de simony, etc. From the neighbourhood of Beauvais, his native country, he went for his studies first to Paris and thence to the Abbey of Bee in Normandy, at the same time as Anselm of Canterbury, to attend the lectures given by Lanfranc. About 1080 he became, at the desire of his bishop, prior of the canons of St-Quentin at Beauvais. He was then one of the best teachers in France, and so prepared himself to infuse a new life into the celebrated schools of Chartres, of which city he was appointed bishop in 1090, his predecessor, Geoffroy, having been deposed for simony. His episcopal government, at first opposed by the tenants of Geoffroy, ranged over a period of twenty-five years. No man, perhaps, is better portrayed in his writing than is Ivo in his letters and sermons; in both he appears as a man always faithful to his duties, high-minded, full of zeal and piety, sound in his judgments, a keen jurist, straight-forward, mindful of others’ rights, devoted to the papacy and to his country, at the same time openly disapproving of what he considered wrong. This explains why he has been sometimes quoted as a patron of Gallican Liberties and looked upon by Flaccus Illyricus as one of the “witnesses to the truth” in his “Catalogus”. Very often Ivo was consulted on theological, liturgical, political, and especially canonical matters. Of his life little more is known than may be gathered from his letters. As bishop he strongly opposed Philip the First, who wished to desert Bertha, his legitimate wife, and marry Bertrade of Anjou in 1092; his opposition gained him a prison cell. In the Investiture struggle then raging in France, and especially in Germany, Ivo represented the moderate party. Though he died too early to witness the final triumph of his ideas with the Concordat of Worms in 1122, his endeavours and his doctrines may be said to have paved the way for an agreement satisfactory to both sides. His views on the subject are fully expressed in several of his letters, especially those of the years 1099, 1106, and 1111; these letters are still of interest as to the question of the relationship between Church and State, the efficacy of sacraments administered by heretics, the sin of simony, etc.
Travaux

Les travaux imprimés d'Ivo de Chartres peuvent être arrangés dans trois catégories; les écritures canoniques, les lettres et les sermons.

Écritures canoniques

Les travaux canoniques constituent le “Decretum” dans dix-sept livres et le “Panormia” dans huit livres, le dernier être indubitablement le travail d'Ivo lui-même, avec la matière prise de celui-là. Les deux d'entre ceux-ci ont été composés auparavant 1096, mais le “Panormia” a apprécié un bien plus grand succès que le “Decretum”; nous le trouvons immédiatement à Durham et ailleurs en Angleterre, à Naumburg en Allemagne, etc. Une des améliorations de cette collection sur les travaux de Burchard de Vers s'y compose : cela Ivo donne un bien plus grand nombre de canons, en ajoutant à ceux de canons Burchard pris des sources italiennes. Comme peut être facilement vu, la théologie et le droit canon ne sont pas encore précisément délimités l'un de l'autre” – un défaut qui tient aussi pour les collections précédentes; les chapitres sur la Trinité, l'Incarnation et surtout les sacrements valent la peine de voir dans cette connexion. Mais la plupart de caractéristique importante du travail d'Ivo est peut-être sa préface, “Prologus”, qui donnent de nouvelles règles pour résoudre le vieux problème des contradictions se produisant dans les textes des Pères et des conseils. we immediately find it at Durham and elsewhere in England, at Naumburg in Germany, etc. One of the improvements of this collection on the works of Burchard of Worms consists in this: that Ivo gives a far greater number of canons, adding to those of Burchard canons taken from Italian sources. As may be easily seen, theology and canon law are not yet precisely marked off from one another” – a defect which holds also for previous collections; the chapters on the Trinity, Incarnation, and especially the sacraments are worth seeing in this connection. But the most important feature of Ivo’s work is perhaps his preface, “Prologus”, which give new rules for solving the old problem of the discrepancies occurring in the texts of the Fathers and the councils.

Lettres

Les lettres d'Ivo, 288 dans le nombre, dont nous cueillons presque tout ce que nous savons de sa vie, sont dans l'édition de Migne ensemble avec ceux de ses correspondants. Beaucoup ont d'un intérêt particulier quant aux questions politiques et religieuses du temps; pas un peu sont des réponses aux difficultés faisant allusion aux affaires morales, liturgiques, ou canoniques; certains discutent des problèmes de dogmatics. La popularité de ces lettres était très grande, comme peut être cueilli du fait qu'ils apparaissent dans les catalogues de beaucoup de bibliothèques monacales; de nombreux manuscrits sont toujours existants. not a few are answers to difficulties referring to moral, liturgical, or canonical matters; some discuss problems of dogmatics. The popularity of these letters was very great, as may be gathered from the fact that they appear in the catalogues of many monastic libraries; numerous manuscripts are still extant.

Sermons

Les vingt-cinq sermons sont quelquefois des traités sur les questions liturgiques, dogmatiques, ou morales et témoignent de la grande piété et de la science d'Évêque Ivo. Le “Micrologus” qui lui a été attribué appartient à Bernold de Constance. D'autres travaux, tels que le “Tripartita” (la collection de canons), “Le commentaire des Psaumes”, etc., est encore non imprimé. Other works, such as the “Tripartita” (collection of canons), “Commentary on the Psalms”, etc., are still unprinted.

L'influence d'écritures L'influence des travaux d'Ivo peut être vue dans les écritures de presque tous les théologiens et des canonistes de son jour et pour quelque temps ensuite : Alger de Liège et Hugh de rue Victor, sans parler d'autres, dépendent en grande partie du matériel assemblé dans le “Decretum” et “Panormia”; et Hugh a emprunté aussi des sermons d'Ivo à propos des ordres Saints, le dévouement d'églises, etc. La connexion d'idées entre le “Prologus” et le plan d'Abelard “Sic et Non” ou "le Concordantia" de Gratian est évidente. Le festin du saint est gardé, depuis 1570, le 20 mai; on n'est pas connu quand il a été canonisé. and Hugh has also borrowed from Ivo’s sermons on Holy orders, dedication of churches, etc. The connection of ideas between the “Prologus” and the scheme of Abelard’s “Sic et Non” or Gratian’s “Concordantia” is obvious. The saint’s feast is kept, since 1570, on 20 May; it is not known when he was canonized.

- Joseph de Ghellinck. “Saint Ivo de Chartres.L'Encyclopédie catholique, le tome 8. 1910. {date d'aujourd'hui}..The Catholic Encyclopedia, volume 8. 1910. {today’s date}. .